[Intelligence collective] La souffrance de l’échec collectif : Un booster de l’intelligence collective

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C’est la capacité à tolérer l’échec et l’obstination à régler cet échec qui éveille toute l’intelligence des hommes. Faire l’expérience de l’échec individuellement et collectivement, c’est faire l’expérience du réel quand la maîtrise se dérobe. La complexité et l’incertitude du monde actuel nous poussent de plus en plus au réel et nous poussent par conséquent à l’expérimentation de l’échec face aux défis du changement en cours de nos organisations. 

Cet environnement complexe et incertain grandissant du réel, nous fait ressentir en permanence un nombre de plus en plus important d’erreurs et d’échecs. Faire l’expérience de ces échecs et l’endurer jusqu’à trouver une réponse est un acte d’une grande intelligence créative individuelle ou collective.

Notre capacité à tolérer l’échec et s’obstiner à régler cet échec est une expérience affective forte qui nous contraint à sortir de la souffrance qu’elle engendre, en nous mettant parfois face à notre instinct de survie. En général l’échec est une expérience affective et amène la surprise, l’interrogation, le doute sur soi et la réalité, l’irritation, la colère, la déception, parfois le découragement, voire un constat d’incompétence.

C’est donc l’endurance à la souffrance et à ce qui nous résiste, qui guide et provoque l’intelligence des hommes. La souffrance nous pousse donc à transformer le réel en plaisir et facilité. L’espèce humaine a traversé les âges par ce processus de stimulation de l’intelligence individuelle et collective en faisant face à cette souffrance de l’échec. Il en va de même dans l’adaptation de nos organisations actuelles.

La transformation de nos organisations nous met de plus en plus face à de nombreux défis et une quantité d’échecs invraisemblable. Comme le temps nous fait défaut pour régler ces défis et échecs insurmontables seul, nous sommes amenés de plus en plus à mobiliser la créativité et stimuler l’intelligence collective et collaborative pour nous adapter et trouver des solutions dans des délais satisfaisants.

Faire l’expérience de l’échec collectivement, puis accepter de se faire habiter par celui-ci, voire se faire « coloniser » par ces expériences du réel (individuellement et collectivement) qui s’opposent à la maîtrise du moment, est un acte hautement stimulant de l’intelligence humaine. Accepter l’insomnie, l’agacement et la permanence de l’idée fixe, se faire dévorer la pensée par cette obstination de réponse à l’échec, en rêver, stimuler l’imagination, pour qu’un beau matin vienne l’idée géniale, souvent co-construite, permettant de détourner l’échec et d’inventer une nouvelle solution est d’une grande jouissance collective.

De l’importance du processus d’animation collective de résolution d’échecs : cercle de dialogue, de pratique, d’échanges, etc…juste pour partager nos imaginations ….


2 Résponses

  1. Concepcion Sichi-Ruano

    Concepcion Sichi-Ruano 11 août 2013 à 18 h 34 min | | Répondre

    Très bel article. L’intelligence collective vecteur de réussite dans le dépassement de l’échec, est l’opportunité de défier les capacités d’un groupe à surmonter une épreuve affective.


  2. salwa hachmi

    salwa hachmi 29 août 2013 à 21 h 07 min | | Répondre

    c’est dire que la souffrance engendrée par l’échec collective est un grand en quelque sorte d’une réussite latente bien sur si en est persévérant


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