10 principes pour rĂ©ussir la cohĂ©sion sociale et opĂ©ratoire – premiĂšre pierre de la mobilisation de l’intelligence collective !

Comment rĂ©ussir Ă  mener deux types de cohĂ©sion pour rĂ©ussir en mobilisation de l’intelligence collective ? cerveau social

Comment construire la cohĂ©sion sociale d’un groupe vecteur d’intelligence collective globale et comment construire la cohĂ©sion opĂ©rationnelle d’un groupe fondateur d’intelligence collective.

Il y a 1001 façons d’aborder l’intelligence collective.  PartagĂ©e, l’intelligence collective globale est une aptitude cohĂ©sive Ă  acquĂ©rir d’une grande complexitĂ©. Elle ne se dĂ©crĂšte pas, elle se construit en soi et autour de soi dans toute la sphĂšre de notre culture et de notre organisation. Sa mise en Ɠuvre n’est pas facile, souvent intuitive, et demande un vrai travail d’orfĂšvre, d’ingĂ©nierie et d’architecture dans son accompagnement. Pour la mette en oeuvre nombreux dirigeants font appel Ă  un grand nombre de consultants, d’experts, de coachs, dans de nombreux domaines spĂ©cialisĂ©s des rouages de l’organisation.

Il semble impossible de mobiliser l’intelligence collective Ă  partir d’un seul outil, d’une seule mĂ©thode ou d’un seul principe sans une approche globale et durable des process favorisants son Ă©panouissement . Ce serait avoir une vision trĂšs parcellaire de l’intelligence collective, voire handicapante.  Installer l’intelligence collective globale dans une organisation dĂ©pend d’un part du dirigeant, de l’Ă©tat de santĂ© de l’organisation, de l’objectif Ă  atteindre, des apprentissages Ă  mettre en oeuvre. Parfois, c’est un long travail tant les rĂ©sistances collectives aux changements sont fortes.

L’intelligence collective est bien plus que ce que nous pensons vraiment Ă  l’échelle d’un individu ou d’un collectif. Elle n’est pas que l’intelligence collaborative, cohĂ©sive, adventive, Ă©conomique, stratĂ©gique, acadĂ©mique, apprenante, artistique, charismatique, communicative, compĂ©titive, conceptuelle, crĂ©ative, coopĂ©rative, constructive, distribuĂ©e, augmentĂ©e, Ă©ducative, empathique, Ă©thique, imaginative, innovatrice, gouvernante, informationnelle, interculturelle, intĂ©grative, gĂ©nĂ©rative, multiples, opportunistes, participative, pragmatique, proactive, prospective, productive, psychologique, relationnelle, ou sociale, etc.. L’intelligence collective globale est tout cela Ă  la fois.

En prendre conscience est dĂ©jĂ  le premier pas vers l’humilitĂ© et la sagesse de comprendre, qu’elle est partout, dans tous les rouages de nos organisations, sous diffĂ©rentes formes.

Les questions qui se posent à sa mise en place sont :

  • Qu’est ce qui relie toutes ses formes d’intelligence, quel est son ADN, les invariants de l’intelligence collective globale ?
  • Comment modifiĂ©s nos Ă©tats de conscience pour mobiliser toutes ces intelligences ?
  • Notre conscience a-t-elle un impact majeur sur l’intelligence collective et sa mobilisation ?
  • Qu’est ce qui nous manque pour aborder tous ces formes d’intelligence en mĂȘme temps ?
  • Quelles sont les Ă©tapes et stratĂ©gies Ă  mettre en Ɠuvre, en s’appuyant sur quelles ressources et en repoussant quelques frontiĂšres ?

Cette article n’abordera pas toutes les facettes de l’intelligence collective mais deux approches importantes pour initier sa mise en route avec le plus de facilitĂ© possible. Elle n’est pas la seule voie pour l’aborder mais mon expĂ©rience prouve que construire Ă  partir de la cohĂ©sion, le succĂšs est plus facilement au rendez-vous.

De l’importance de la cohĂ©sion
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L’Intelligence est une capacitĂ© Ă  interagir et amĂ©nager les objets de la rĂ©alitĂ© extĂ©rieure avec succĂšs, en relation avec les autres, et plus particuliĂšrement pour faire face aux dĂ©fis ou aux changements d’adaptation imposĂ©s par l’environnement. PartagĂ©e, elle Ă©merge des liens entre les individus, en lien avec le monde et au sein du champ social et culturel dans lequel nous nous dĂ©ployons. Elle favorise la collaboration et la communication entre individus dans les groupes, les rĂ©seaux et autres systĂšmes collectifs.

C’est un processus entre individu travaillant de façon coopĂ©rative Ă  partir de leurs talents pour atteindre un objectif commun. Elle favorise la progression vers de nouvelles avancĂ©es, rĂ©alise d’authentiques prises de conscience et booste l’inspiration des individus et des groupes. Elle nĂ©cessite une communication ouverte avec le plus d’efficacitĂ© et de persuasion possible, un sens partagĂ© et une comprĂ©hension commune, une confiance rĂ©ciproque en soi et au soi collectif,  une curiositĂ© et un engagement envers quelque chose de plus important que soi-mĂȘme.

En Ă©changeant l’information de façon agile et fluide, en se complĂ©tant mutuellement de compĂ©tences et d’expĂ©riences, l’intelligence collective se rĂ©fĂšre Ă  la capacitĂ© des membres d’une Ă©quipe, groupe, organisation ou nation Ă  penser et agir de façon collaborative. C’est, cette aptitude talentueuse des individus dans une Ă©quipe ou une organisation, Ă  partager le savoir, Ă  penser et agir sur des valeurs et sur un mode alignĂ© et coordonnĂ© pour accĂ©der aux compĂ©tences techniques afin de rejoindre un niveau de performance exceptionnelle.

L’intelligence collective concerne essentiellement l’adaptation, la remise en cause, la dĂ©couverte, la crĂ©ation, l’enrichissement, le renforcement et l’élaboration de ressources dans le but de crĂ©er quelque chose de complĂštement nouveau.  Les individus sont capables d’utiliser au mieux leurs aptitudes et talents et de dĂ©couvrir et appliquer des ressources qu’ils ne savent pas encore pouvoir possĂ©der. Elle implique donc des personnes travaillant ensemble avec cohĂ©sion et synergie pour crĂ©er ou gĂ©nĂ©rer quelque chose de neuf, de surprenant et au-delĂ  des capacitĂ©s de n’importe quel membre du groupe pris individuellement.

Cette cohĂ©sion sociale  basĂ©e sur la confiance  dĂ©veloppe le sens des futurs Ă©mergeants. Futurs restant invisibles dans notre systĂšme de croyances  personnelles . Elle dĂ©veloppe la prĂ©diction d’évĂ©nements, bien mieux, que ne le fassent les experts pris individuellement ou collectivement. Il y a certaines idĂ©es et sentiments qui ne naissent pas, ou ne se transforment pas en actions,  sans une forte alliance et cohĂ©sion au sein d’une Ă©quipe ou d’une communautĂ©.

La particularitĂ© la plus frappante prĂ©sentĂ©e par un groupe psychologique est la suivante: quels que soient les individus qui le composent, quels que soient leurs modes de vie, leurs occupations, leurs caractĂšres, ou leur intelligence, le fait qu’ils forment un groupe les dote d’une sorte d’esprit collectif qui peut les faire ressentir, penser, et agir d’une maniĂšre trĂšs diffĂ©rente de celle dont chaque individu aurait ressenti, pensĂ©, et agi s’il avait Ă©tĂ© isolĂ©.

Le groupe psychologique est une sorte d’ĂȘtre provisoire ou permanent, composĂ© d’individus hĂ©tĂ©rogĂšnes choisis pour leurs valeurs profondes partagĂ©es, qui pour un moment sont combinĂ©s, exactement comme les cellules constituant un corps vivant forment par leur rĂ©union. Cet ĂȘtre nouveau (esprit collectif) prĂ©sente des caractĂ©ristiques trĂšs diffĂ©rentes de celles possĂ©dĂ©es par chacune des cellules prises isolĂ©ment.

Ainsi, la performance de la psychĂ© groupale ou le rĂ©sultat du groupe dans son ensemble est beaucoup plus grand qu’il n’aurait Ă©tĂ© si les individus avaient travaillĂ© seuls.

La marque principale des groupes cohĂ©sifs, performants et solidaires tient Ă  la confiance qu’ils ont en eux, dans le nous, et en particulier dans une estime de soi sans faille. La construction d’une psychĂ© groupale trĂšs intimiste, configure le soi collectif Ă  partir des histoires individuelles partagĂ©es ou vĂ©cues. Ce soi collectif forme un ensemble psychique, que rien ne peut Ă©branler. Bien souvent bĂąti sur la psychĂ© individuelle partagĂ©e Ă  partir des croyances forgĂ©es dans l’enfance, confirmĂ©e par les rĂ©ussites passĂ©es individuelles et collectives. D’ailleurs le partage intime de leur histoire individuelle est l’un des moteurs de la confiance.

Cette confiance est faite de respect mutuel, de talents rĂ©vĂ©lĂ©s, de rĂ©partition des rĂŽles de chacun et des tĂąches vers un objectif commun. Un groupe n’est jamais aussi fort et soudĂ© que lorsqu’il se sent dĂ©fiĂ©. Il arrive qu’il se transcende dans une solidaritĂ© exceptionnelle du dĂ©but Ă  la fin d’un challenge avec une sensation d’invincibilitĂ© innĂ©e. Dans ces moments particuliers, c’est le groupe qui s’organise de lui-mĂȘme et c’est la volontĂ© du groupe qui joue, en lieu et place d’un leader qui tire le groupe.

Tout l’art d’un coach en intelligence collective est prĂ©parer ce moment, ouvrir les espaces, donner les autorisations, de repĂ©rer ce moment, l’amplifier et le laisser aller en toute autonomie.intelligence 1

Un groupe structurĂ© prĂ©sentant une forte cohĂ©sion, est le meilleur garant de la rĂ©ussite parce qu’il peut se comparer, s’évaluer et s’opposer aux autres membres du groupe. Il trouve au-delĂ  de l’émulation, de l’entraide et du rĂ©confort pour endurer et durer. Le succĂšs ne se bĂątit pas que dans la durĂ©e, une Ă©quipe ne tient que si sa cohĂ©sion est forte.

La cohĂ©sion est une sorte de processus dynamique, sans cesse influencĂ© par des forces qui tendent Ă  raffermir les liens. Tous se construit dans le but de crĂ©er du lien entre les membres, faire vivre le projet Ă  plusieurs  pour donner des repĂšres et crĂ©er de l’émulation. La cohĂ©sion recherchĂ©e est de nature exclusivement sociale que l’on distingue de la cohĂ©sion opĂ©ratoire.

Parce que la force de chacun se nourrit de la cohĂ©sion de l’ensemble. Il n’y a rien de plus fort que le groupe pour attĂ©nuer les blessures de l’ñme. Le groupe a donc besoin d ‘une identitĂ© forte  pour rĂ©ussir. Ses membres forment une vĂ©ritable tribu avec ses emblĂšmes, ses rites, ses cĂ©lĂ©brations, ses rythmes de vie, ses rĂšgles sociales, son ou ses leaders. Le groupe se donne une d’identitĂ©, une Ăąme, un nom pour emblĂšme et une autonomie de fonctionnement.

Ensemble les individus sont plus riches, s’intĂšgrent dans un groupe, ce n’est pas seulement un rassemblement mais un Ă©tat d’esprit qui se construit une osmose grĂące aux relations tissĂ©es pendant des annĂ©es. C’est un travail de tous les jours pour constituer une Ă©quipe partageant une culture de travail, une Ă©thique, des valeurs communes par des amis, rivaux d’un jour, partenaire un autre. Si l’un des membres ne respecte pas une valeur fondamentale commune, il doit sortir du groupe car le groupe sera en permanence polluĂ© psychiquement par une anti-valeur qui tirera vers le bas l’ensemble du groupe. En particulier lorsque nous avons Ă  faire Ă  de fortes personnalitĂ©s. GĂ©rer des individualitĂ©s fortes, pour crĂ©er l’émulation entre elle, il est besoin de se concentrer sur la maitrise des savoir-techniques et moins sur le climat social.

Par contre pour produire de la cohĂ©sion sociale, celle-ci se rapproche sur le systĂšme de valeur fondĂ© sur la confiance. Cette une capacitĂ© Ă  laisser son « égo » au vestiaire pour ne pas se substituer un dĂ©vouement extrĂȘme portĂ© Ă  leur cause. Partageant des objectifs communs en s’oubliant Ă  la limite, qui ils sont, pour se mettre au service des autres.

Chaque membre voyage entre deux types de cohĂ©sion. L’un est sur la corde raide pour construire la structure et la cohĂ©sion opĂ©ratoire et l’autre sur l’empathie pour amplifier le lien social et construire la cohĂ©sion sociale. Construire un climat social sur l’entraide et la coopĂ©ration demande de repĂ©rer « les grands frĂšres et les grande sƓurs » qui sont plus gĂ©nĂ©ralement les plus anciens ou plus compĂ©tents, sans quoi, la confiance ne pourrait s’initier.

A la cohĂ©sion sociale s’ajoute donc cette fameuse  cohĂ©sion opĂ©ratoire qui concerne les moyens techniques que va mettre en Ɠuvre collectivement le groupe pour mener Ă  bien son projet. La cohĂ©sion sociale est d’ordre affectif et fait appel Ă  l’intelligence Ă©motionnelle et relationnelle tandis que la cohĂ©sion opĂ©ratoire est d’ordre cognitif et fait appel Ă  l’intelligence collective et collaborative.

Ainsi l’intĂ©gration opĂ©ratoire renvoie un sentiment de reconnaissance sur le fonctionnement opĂ©ratoire du groupe. L’intĂ©gration sociale renvoie un sentiment en tant qu’unitĂ© sociale.

  • L’attraction individuelle opĂ©ratoire est ce sentiment sur la participation Ă  la tĂąche, Ă  la productivitĂ©, aux buts et aux objectifs. Elle renseigne sur la valeur attractive du groupe, pour l’individu sur le plan opĂ©ratoire.
  • L’attraction individuelle sociale prĂ©cise le sentiment individuel d’un Ă©quipier Ă  propos de sa participation personnelle, de son acceptation et de son interaction sociale au groupe. Elle informe sur la valeur attractive du groupe, pour l’individu, sur le plan social.

Ainsi la cohĂ©sion d’une Ă©quipe rĂ©sulte de l’interaction d’un projet collectif portĂ© par des membres entretenant une attraction rĂ©ciproque. Il faut donc Ă  ces Ă©quipiers un projet de vie et un projet de jeu partagĂ©, un statut et une identification Ă  un rĂŽle utile pour le groupe.

La rĂ©partition des statuts et des rĂŽles est une condition essentielle de l’efficacitĂ© opĂ©ratoire. En effet la cohĂ©sion d’une Ă©quipe et son efficacitĂ© tiennent Ă  la façon dont les statuts et les rĂŽles sont distribuĂ©s, d’une part entre les membres de l’organe de gouvernance et d’autre part entre les membres. Il importe que les statuts et rĂŽles ne soient pas ambigus, et il faut pour cela, qu’ils soient clairement identifiĂ©s et Ă©noncĂ©s puis acceptĂ©s par tous : rĂŽles orientĂ©s vers les soutiens Ă  la tĂąche ou rĂŽles orientĂ©s vers les soutiens sociaux et Ă©motionnels.

Les rĂŽles sociaux privilĂ©gient des comportements centrĂ©s sur le soutien. La fixation des rĂŽles Ă©tant accompagnĂ©e de la plus large concertation avec l’ensemble des membres de l’équipe. En effet plus les membres d’une Ă©quipe tĂ©moignent de l’estime, de la considĂ©ration et de la reconnaissance au travers de leur communication, moins ils perçoivent d’ambiguĂŻtĂ© dans leur rĂŽle. Il est donc conseiller d’instaurer une communication efficace comme il est souhaitable de dĂ©crire le rĂŽle et la maniĂšre dont un membre s’intĂšgre dans la dynamique de l’équipe validĂ© par un processus gĂ©nĂ©ral.cohesion

Voici les 10 premiĂšres Ă©tapes pour valoriser la cohĂ©sion sociale et opĂ©ratoire…

(il est indispensable d’accompagner ces deux processus  au mĂȘme rythme sous peine de voir des flux de comportements diffĂ©rents dans le groupe. Aucune rĂ©fĂ©rence par rapport Ă  laquelle il est possible d’évaluer ses propres activitĂ©s et expĂ©riences est disqualification  L’exercice est complexe car il dĂ©pend de l’ambiance rĂ©gnant dans le groupe et du niveau de confiance en soi du collectif.

    • Travail sur soi et sur le soi collectif pour dĂ©velopper la confiance, effacement de l’égo, impersonnalitĂ©, parler au centre, sur les idĂ©es, etc
.
    • Recherche en permanence les invariants et l’ADN du groupe en mode IC, manifeste des rĂšgles IC, favorisant la cohĂ©sion sociale et opĂ©ratoire, etc.
    • Nommer des « grands frĂšres ou sƓurs » facilitateurs ou les leaders du moment (ambassadeurs ou agents de changement).
    • Eveiller sa conscience par la pratique inspirante et une posture mĂ©ta communication.
    • Diagnostic socio-affectif sur la prĂ©servation et la transformation. L’équipe est-elle dans l’innovation permanente ?

Cohésion opératoire

    • DĂ©velopper des identifications fortes (Groupe d’évolution mutuel, couleur, symbole, etc..), partage de son histoire personnelle et intime, des rĂŽles et expertises.
    • Mettre en place une charte (incarnĂ©es) des valeurs, Ă©thiques, collaboratives,  talents, des rĂŽles, rĂšgles, rites, etc
.
    • S’engager mutuellement tous ensemble à  rĂ©aliser un projet. Se donner des challenges.
    • Processus de reconnaissance, de feedbacks d’inclusion et d’exclusion, etc…
    • DĂ©velopper une communication agile et fluide au travers d’un support collaboratif.

11 Résponses

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